Le Tchad, dernier de la classe en matière de gouvernance

Posté le 30 Oct 2013 - 3:48 Par La Rédaction

Bien qu’il se gargarise sans arrêt de l’admission factice du Tchad au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour une durée de deux ans, Idriss Deby n’ignore pas que de stridentes récriminations accompagnent cette cooptation-spectacle et ne laissent personne dupe, tant au niveau national qu’international sur la réalité peu scintillante de son régime.

Comme preuves : la publication, dans un intervalle de quinze jours, de deux études d’envergure mondiale sur la gouvernance et les droits de l’homme au Tchad est venue donner un éclairage encore plus aveuglant sur la gestion du pouvoir d’Idriss Deby.
La  première étude est l’Indice Mo Ibrahim 2003 commise par la Fondation Mo Ibrahim, relative à la perception de la Gouvernance Africaine (IIAG) publié mi-octobre 2013,  qui dresse le diagnostic de la gouvernance sur le continent depuis dix ans.
 
AU BAS DU TABLEAU DEPUIS 2000
 
Cette étude basée sur une analyse de qualité réalisée par des experts connus et indépendants passe au crible les performances du Tchad en matière de sécurité, droits de l’homme et développement est loin d’être tendre pour notre pays : « Le Tchad se classe parmi les six pays cloués au bas du classement de l’IIAG depuis 2000, avec le Zimbabwe, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo et la Somalie », conclue-t-elle.
Ce n’est pas le Mouvement d’Action pour le Changement au Tchad (MACT), et encore moins de quelconques autres opposants au régime en place à N’Djamena qui ont rendu un verdict aussi sec au regard de la dérisoire image que reflète le Tchad sur le plan international.
 Avec précision, l’IIAG affirme que le Tchad occupe la 48ème place sur les 52 pays (classement global) du continent. Et reconnait au passage l’infime progression de trois points réalisée en un an, –  car en 2012 notre pays était classé en 51ème position-. Mais reconnait bien évidemment que cette dérisoire embellie est loin de mériter le moindre  satisfecit en termes de gouvernance. Au final, le Tchad enregistre donc en matière de bonne gouvernance, une note de 33,0 (sur 100), loin en dessous de la moyenne africaine (51,6) et même de celle de l’Afrique Centrale (40,1).
 
Il faut préciser que dans le registre des critères pris en compte dans cette étude, il y a : l’Etat de Droit, la Gouvernance globale, le Développement humain, le respect des Droits fondamentaux et la Sécurité.
 D’après l’IIAG 2013 : « Le Tchad a obtenu  ses « meilleures notes » dans les domaines de la Sécurité et de la souveraineté du Droit et Participation(48e sur 52). Et son plus mauvais classement dans la catégorieDéveloppement humain (51e sur 52) ».
C’est l’Ile Maurice qui arrive en tête de ce classement, avec un score de 82,9,  suivi par le Botswana (77,6).
Le diagnostic dressé par l’Institut Mo Ibrahim est qualifié de sérieux par tous les milieux politiques et des affaires du continent. D’ailleurs, pour le compte de cette année 2013, aucun dirigeant africain n’a été distingué au titre de lauréat du prestigieux prix du « Leadership de l’Excellence » décerné chaque année à un chef d’État par la Fondation Mo Ibrahim, et cela pour la quatrième fois consécutive.
Ce qui exprime le sérieux et l’objectivité de ce milliardaire anglo-soudanais qui a pensé ainsi récompenser la bonne gouvernance et encourager les chefs d’Etats Africains à apprendre à gérer l’exercice du pouvoir et de savoir quitter celui-ci dans la dignité et la responsabilité, sans plus aucune appréhension d’insécurité après leur sortie du pouvoir.
Dans la foulée de cette deuxième étude consacrée au Tchad, il a été précisé par les analystes que l’usure du pouvoir des dirigeants est l’une des principales causes de la mauvaise gouvernance en Afrique.
Trop de présidents « fous de pouvoir » s’y accrochent …à tout prix et par tous les moyens. Idriss Deby Itno, celui du Tchad, fait bien évidemment partie de ces dirigeants africains qui s’est fossilisé contre vents et marées, au pouvoir depuis le 20ème siècle. Ils sont d’ailleurs nombreux ces présidents qui ne pensent aucunement à quitter les affaires, refusant d’offrir ainsi la moindre possibilité d’alternance : Idriss Deby (23 ans) comme le Soudanais Omar el Béchir, le Burkinabé Blaise Compaoré (26 ans), l’Ougandais Museveni (27 ans), le Camerounais Paul Biya (31 ans) et le Zimbabwéen Robert Mugabe (33 ans) peuvent-ils oser prétendre bénéficier de l’onction totale de leurs peuples respectifs en ce troisième millénaire ? Ignorent-ils que l’alternance au sommet de l’Etat va de pair avec la bonne gouvernance ? Comment ne peuvent-ils pas tenir compte des récentes fins de règnes de leurs homologues, Mouammar El Kadhafi, Ben Ali et Moubarak ?
Malgré son rêve de devenir le successeur de Kadhafi, l’actuel locataire du Palais Rose est pointé du doigt par la communauté internationale, du fait de sa mauvaise gouvernance, mais surtout aussi de son insupportable longévité forcée au pouvoir.
A travers l’IIAG 2013, le Tchad est définitivement catalogué comme « mauvais élève » de la gouvernance.
Ce n’est donc pas le fait d’occuper une place  –  sans possibilité de vote – de membre non permanent au Conseil de Sécurité qui redorera le blason du potentat tchadien !
 
CORRUPTION ET NÉPOTISME EN POUPE
 
La corruption est bien reconnue par tous comme l’un des facteurs de la mal gouvernance en Afrique. Lors de la célébration de la dernière fête de l’Aïd Al-Adha, le président tchadien s’est ainsi fait remarquer par une inhabituelle et spectaculaire prise de position publique en fustigeant les ministres de son gouvernement, et en reconnaissant du même coup l’existence de la corruption au Tchad.
Au-delà d’une relecture de notre article du 18 octobre 2013 « Corruption au Tchad : la révélation hallucinante, mais dramatiquement réelle de Deby », il importe de relever le machiavélisme du dictateur Idriss Deby Itno.
Avant cela, et à l’occasion des trois ou quatre rencontres avec les médias nationaux cette année, l’homme s’était toujours gardé d’évoquer, même du bout des lèvres seulement, la question de la corruption de ses ministres, se limitant à susurrer de vagues réponses du genre : « la corruption est globale… ». Sous-estimant ainsi les critiques acerbes d’une bonne partie de la classe politique et de la société civile tchadiennes.
A l’occasion de sa fameuse sortie publique, Idriss Deby a choisi, on ne sait trop pourquoi, d’aborder la déliquescence de son propre système et de frapper les esprits, en mettant à l’index, non seulement les fonctionnaires dans la globalité mais carrément tout son gouvernement !
Mentir et démentir : jamais sans doute Idriss Deby n’avait autant plongé dans la manipulation et l’art d’allier cynisme politique et cécité économique. Car au-delà de la vocifération publique qu’il vient de réaliser, le peuple tchadien se demande tout légitimement, ce qu’a réellement entrepris Idriss Deby Itno pour circonscrire ou juguler la corruption au Tchad ? Une question facile à répondre : il n’a rien fait de concret.
Donc, il est clair que le décalage entre le discours du Sultan et la réalité est abyssale. Mais personne n’est dupe. Car l’occasion s’offre à l’envi de réfléchir sur quelques faits absolument objectifs.
 Primo, quelle sanction le Palais Rose avait-il infligée à l’ancien ambassadeur du Tchad éclaboussé dans l’affaire Griffith Energy ?
Secundo, où en est-on pour ce qui concerne la prétendue enquête ouverte à propos de l’affaire de faux et usage de faux au sein de la Police tchadienne, qui avait coûté à la tête ses principaux dirigeants il y a quelques mois ?
Tertio, qu’en est-il du trafic illégal de devises qui avait éclaboussé un certain Ibrahim Hissein Bourma (qui n’est autre que le petit frère de la première Dame) détenteur d’un passeport diplomatique de la République du Tchad,  et intercepté par la police à l’aéroport international du Caire et de Dubaï?
Faute de réponses officielles claires, nettes et précises au sujet de ces affaires, il est loisible de déduire que la volonté de combattre la corruption ne figure pas encore, du moins pour l’instant, dans le programme d’Idriss Deby ! Ce n’est pas là une insinuation grinçante, mais un constat réel et froid que reflète en tout cas le dernier remaniement gouvernemental.
En effet, le 17 octobre 2013, le Premier ministre de l’heure Joseph Djimrangar Dadnadji a commis son cinquième (oui le 5ème !) remaniement en l’espace de neuf mois. Soit, si nous comptons bien, en moyenne un remaniement tous les deux mois !
Comme annoncé le 26 avril, dans « Remaniement gouvernemental : La crédibilité de l’équipe en jeu ! », le Premier ministre n’est que la voix de son maître. C’est M. Deby qui dicte tout. Et la particularité de la nouvelle équipe gouvernementale affiche l’apogée du népotisme du maître du Tchad. Le népotisme qui, comme la corruption, demeure la plus éclatante illustration de la mauvaise gouvernance.
En clair, Idriss Deby Itno vient de nommer comme ministres un de ses frères et une de ses belles sœurs ! Il n’y a qu’au Tchad que de telles grossièretés sont possibles !
Du népotisme à ciel ouvert, et comme il n’est pas permis, de la part de quelqu’un qui prétend militer contre la corruption.
Daoussa Deby Itno, frère ainé du président a été propulsé ministre des Postes et des Nouvelles Technologies de l’Information, tandis que MmeHaoua Acyl, sœur de Hinda Deby trône désormais au ministère de l’Aviation Civile.
L’entrée dans le gouvernement de ces deux personnalités renforce la mainmise de la famille présidentielle sur les hautes sphères de la République, démontrant à quel point Idriss Deby ne gère le pays que comme « sa » chose !
Sa chose sur laquelle il règne en maître absolu, en plaçant sa famille nucléaire à la tête des plus juteuses positions.
Tant que le président de la République est corrupteur, la corruption continuera de submerger toutes les couches sociales de notre société même les plus vulnérables. C’est dans ce sens que le MACT énumère parmi les préoccupations les plus urgentes de son projet de société la lutte contre la corruption. (cf notre article : «  Il faudra toute une génération pour enrayer le cancer de la corruption au Tchad » du 1er juillet 2013)
 
BROCARDÉ PAR AMNESTY INTERNATIONAL
 
La deuxième étude qui porte un coup encore plus rude au régime Deby date de jeudi 24 Octobre 2013. Il s’agit du rapport de l’ONG Amnesty International (AI) intitulé « Au nom de la sécurité ? Arrestations, détention et restrictions à la liberté d’expression au Tchad ». Un rapport dénonçant sans concession les innombrables répressions à l’encontre de ceux qui osent critiquer le régime.
Allusion faite aux journalistes et élus de l’opposition arrêtés et intimidés depuis le mois de mai dernier.
Amnesty International n’est pas la seule organisation de défense des droits de l’homme fustigeant la déplorable situation des droits fondamentaux au Tchad, il y a aussi Reporters Sans Frontières. Mais il importe de relever que ce n’est pas la première fois qu’Amnesty International hausse le ton sur les dérives et autres viols des droits de l’homme dans notre pays.
Méthodique et homme de terrain, Christian Mukosa responsable des Recherches au programme Afrique auprès d’Amnesty International n’a pas mâché ses mots : « Cette situation n’a que trop duré au Tchad… Nous dénonçons le fait trop récurrent que des gens sont détenus illégalement, certains meurent en prison, d’autres font l’objet de disparitions inexpliquées, d’autres sont placés en détention arbitraire ». Tout en fustigeant la banalisation de la fameuse « sécurité nationale » : « C’est toujours au nom de la  sécurité nationale que le gouvernement justifie ces détentions et arrestations arbitraires (…)  En réalité, le gouvernement n’hésite devant aucune monstruosité pour réduire au silence quiconque ose le critiquer. »
Plus sentencieux, Amnesty International déplore la scandaleuse impunité dont jouissent certains membres des forces de l’ordre : « quand des policiers et membres de la sécurité commettent des abus et excès, il n’y a pas de poursuite ». Le constat, on le voit, est on ne peut plus amer de la part de l’ONG internationale, il n’a manqué seulement que la qualification du régime Deby d’Etat policier !
En clouant ainsi le pouvoir tchadien au pilori, Amnesty International a confirmé la violence quasi-quotidienne imposée sur tout le peuple tchadien par Idriss Deby et les caciques de son parti, le MPS au pouvoir décriée depuis plus de 20 ans par l’opposition.
L’enlèvement tout récent, suivi de la séquestration et des tortures exercées sur la personne du diplomate Mahamat Taher Ali Nanaye, faits signalés à travers nos colonnes le 8 octobre 2013, constituent un exemple supplémentaire récent. Qui ce ne sera certainement pas le dernier…« Nous lançons un appel aux autorités tchadiennes. Les autorités doivent tout faire pour mettre fin à cet état de choses » s’est exprimé M. Mukosa qui avait personnellement menée sa propre enquête au Tchad et dispose par conséquent de preuves accablantes dans le rapport en question.
Avec fermeté, Amnesty demande que « des enquêtes approfondies, indépendantes et impartiales soient ouvertes dans les plus brefs délais relativement à toutes les allégations de torture et autres mauvais traitements, et que les responsables présumés soient traduits en justice ».
Dès le lendemain de la publication de ce rapport, le ministre tchadien de la Communication et porte parole du gouvernement,  Hassan Sylla Bakary, est monté au créneau pour fustiger Amnesty International, en usant d’une mauvaise foi à couper au couteau. En bon zélateur, il s’est investi à qualifier le rapport d’Amnesty International de tissu de mensonges, allant jusqu’à traiter Christian Mukosa de porte parole de l’opposition tchadienne ( !) 
Dans l’expression lyrique de son zèle pour plaire à son président, Hassan Sylla Bakary s’est permis de conclure avec morgue : « nous (ndlr : le régime) n’avons de leçons à recevoir de personne ! »
Est-ce à travers de telles attitudes insolentes que le régime Deby réussira sa prétendue Renaissance ?
Au lieu de se faire tout petit face à Amnesty – car toutes les accusations portées par l’ONG sont vraies -, Hassan Sylla Bakary a opté pour la provocation et l’impertinence. 
Il aurait été en tout cas plus aisé au porte-parole du gouvernement d’informer la population tchadienne sur le chiffre exact des éléments tchadiens de la FATIM abattus lors d’un lâche attentat perpétré à Tessalit le mercredi 23 octobre, puisque plusieurs versions circulent ici et là, au lieu de s’attaquer à Amnesty International.
 
La Rédaction


À propos de l'auteur

9 Commentaires N'hésitez pas à rejoindre cette conversation.

  1. solange 30 octobre 2013 à 12 h 34 min - Reply

    Merci de l’information

  2. Dingess adam abraham 30 octobre 2013 à 22 h 24 min - Reply

    L’AMNESTY internationale doit intervenir le plus urgemment au Tchad et demander l’accès dans les prisons plus reculées telles que « la fameuse prison de koro-toro en plein désert du borkou »
    Là bas ! Aucun humanitaire national ou international ne sait ce qui se passe dans cette prison.
    Il y a de cela quelques mois  les agents de l’ANS sur ordre de Idriss Deby ont arrêté à FAYA-LARGEAU des dizaines de personnes accusées de quoi nous ne savons rien, et puis elles sont orientées brutalement dans cette prison sans aucun jugement.
    Pourquoi Idriss Deby avait eu l’instinct de construire une prison dans cette partie de borkou ?
    De qui se moque t-il Idriss Deby ?

  3. Défalla Sidik Etim 31 octobre 2013 à 23 h 40 min - Reply

    Dites la vérité, depuis l’indépendance de notre pays, le Tchad a connu six présidents, au cours de leurs gestions du pays par les cinq précédents présidents, on n’avait jamais connu, au grand jamais une telle situation de mal gouvernance.
    Le plus mauvais président que le Tchad a eu c’est le président Idriss Déby Itno, il confond la gestion du pays avec la gestion de sa famille.
    Par son comportement actuel, le président Idriss Déby Itno envoie un message clair aux Tchadiens qu’il fera ce qu’il veut de la marche du Tchad selon son goût.
    Résignez pas en soit disant que « Dieu a voulu que ça se passe comme ça » non changeons-nous à sortir cette situation en combattant de toutes vos forces sur tout les plans.

  4. zenabou MAÏ 2 novembre 2013 à 23 h 40 min - Reply

    C’est bizarre ! c’est irresponsable qu’aucun parti politique tchadien n’a osé dénoncer la répression des forces de sécurité à MAO et la cause même de ce soulèvement de la jeunesse du grand KANEM contre les démons qui s’infiltrent chez les privés enlevant, en courtisant les femmes d’autrui et en tuant a bout portant ceux qui protestent …
    Les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités devant l’histoire et la nation pour dénoncer sans cesse toutes les dérives de ce régime aux abois de Idriss Deby.
    A travers les signes probantes qui nous montrent quotidiennement les dérives de ce régime, on serait permis de dire qu’il va vers sa perdition.

  5. Molli Takiné 6 novembre 2013 à 22 h 04 min - Reply

    Idriss Deby commence à mener une politique de prostitution de l’administration tchadienne, il gère à sa guise les ressources humaines et financières. Il est le seul gérant et le seul garant de la haute administration et les autres griots ne sont que des girouettes politiques symbolisant et cachant la réalité de la banqueroute politique au Tchad. Les institutions internationales des droits des humains et financières : savent pertinemment que Idriss Deby est entrain conduire le le pays au bord du gouffre.

  6. Ïmoulou hâ 10 novembre 2013 à 21 h 12 min - Reply

    Connaissance les manipulations et des montages de tout genres, nous allons chercher à anticiper ce que dira Idriss Deby demain !
    Idriss Deby est un habitué, aujourd’hui il dit quelque chose et demain il dira son contraire. Les propos de Idriss Deby ne sont pas vraiment cohérents et ils ne tiendront pas longtemps en ce qui concerne les libertés d’opinion, des réunions et des presses au Tchad.
    Demain quand Idriss Deby chercherait à arrêter les gens de la presse, des associations des droits humains et d’autres individus au sein de la société , il va fabriquer des tonnes des mensonges et ce jour là, vous ne serez pas surpris d’entendre dire sur le toit que « au sein de la presse privée, et d’autre individus dans les différents corps de l’administration collaborent, d’après l’enquête de la police avec les mercenaires et les narcotrafiquants »
    Nous allons prendre toutes les dispositions pour enquêter et arrêter ceux qui sont en intelligence avec les ennemis du Tchad dirait Idriss Deby ?

  7. Nkaré n'gnam 11 novembre 2013 à 19 h 45 min - Reply

    Idriss Deby avait massacré de ses propres mains beaucoup des prisonniers de guerre à Wadi famah, en 1984 les carnages faits sur les populations dans les villes du sud du Tchad « septembre noir » à TINÉ-Tchad en septembre 1990 et d’autres tueries et des disparitions des personnes arrêtées en 2008 lui incomber directement la responsabilité. Les Tchadiens continuent à avoir peur de dénoncer ouvertement la situation intenable dans laquelle où ils survivent quotidiennement.
    Qui va arrêter Idriss Deby de continuer de tuer, d’emprisonner, de déporter et de torturer les tchadiens ?
    Qui va arrêter Idriss Deby de continuer de nommer sa propre famille et ses parents à la tête de toutes les régies financières ?
    Qui va arrêter Idriss Deby de continuer de piller les ressources financières et minières du Tchad ?
    Qui va arrêter Idriss Deby de corrompre ceux qui sont corruptibles pour que ses messages communicatifs mensongères passent au détriment de ceux du peuple tchadien ?
    La prières des tchadiens tournent vers la justice devine.
    Inch’Allah ! Dieu va leur exaucer leurs prières.

  8. Koulé Woudjam 24 novembre 2013 à 21 h 46 min - Reply

    Certains individus n’ont pas honte de mentir dans leur écrits en déformant les réalités de la lutte citoyenne pour le changement au Tchad.
    Depuis à peu prés 2 ans, une certaine presse gloutonne au service du dictateur national Idriss Deby, prépare médiatiquement les actions et les communiquées de la république des ITNO.
    Cet presse qui était hier de l’opposition à l’extérieur et qui est aujourd’hui plus prêt des actions de la présidence, prépare honteusement le terrain médiatique à Idriss Deby en traitant l’opposition politico-militaire de coloration jihadiste. Quelle honte pour cet opposant d’hier qui a un pied dedans et un pied dehors.

  9. SOLONGO GUY 11 janvier 2014 à 1 h 10 min - Reply

    Alerte ! Halte à ceux qui ne cessent pas de chanter la dangereuse propagande que soit disant, les musulmans contre les chrétiens, c’est ceux là qui ont poussé les centrafricains à s’entre-déchirer en différente confession et s’entre-tuer en deux bandes ennemies.
    Les chrétiens et les musulmans vivaient ensemble depuis plusieurs siècles pourquoi ils n’avaient pas fait la guerre entre eux auparavant. Désormais il ne sera plus jamais comme avant entre les deux peuples frères centrafricains et tchadiens, Idriss Deby avait commencé à injecter son venin sur l’harmonie dans le quelle vivaient côte à côte les deux peuples frères liés par l’histoire séculaire.
    Pourquoi les organisations des droit des humains(AMNESTY INTERNATIONAL ET LES MSF) et les organisations telles que «  L’ONU, UA, UE » chercheraient-elles ailleurs les auteurs, du chaos et du catastrophe humaine dans laquelle se trouve aujourd’hui et demain dans le Centrafrique ?
    Pourquoi cherche-t-on ailleurs la cause du chaos centrafricain ?
    C’est connu des tous c’est le président mercenaire du Tchad Idriss Deby et son cortège des malheurs partout en Afrique qui est le responsable direct.
    Où est le CPI pour juger Idriss Deby et ses collaborateurs des crimes commis (crimes de guerre et génocides) au Tchad, au soudan (DARFOUR) en Libye et Centrafrique ?

Réagir à cet article