GRÈCE : Démission surprise du Premier ministre

Posté le 21 Août 2015 - 2:11 Par La Rédaction

Alors que beaucoup des Africains saluaient ces derniers temps, la détermination du Premier ministre grec, Alexis Tsipras face au diktat des Européens, cet engouement pour une économie plus libre n’a pas fait long feu. Jeudi 20 août 2015 dans la soirée, Alexis Tsipras a présenté sa démission.

Alexis Tsipras, Premier ministre grec. Photo AtlanticoDans un message télévisé, le Premier ministre grec a annoncé sa démission afin d’ouvrir la voie à la tenue d’élections législatives anticipées en septembre : « je vais me rendre chez le président de la République, présenter ma démission et la démission de mon gouvernement (…) j’irai soumettre au peuple grec tout ce que j’ai fait afin qu’il décide de  nouveau ». Son parti Syriza a gagné les législatives et Alexis Tsipras, héros du peuple grec face à l’austérité arrivait au pouvoir le 25 janvier dernier et a affronté les créanciers européens du pays.

Dans les dernières semaines, celui qui reste populaire auprès de l’opinion grecque aura finalement cédé à la pression de ses interlocuteurs, l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI), probablement hanté par la hantise d’une sortie de son pays de la zone euro.

« C’est à vous (ndlr : aux Grecs) de décider si on a bien représenté le pays (…) Qui et comment peut négocier pour la réduction de la dette ? C’est avec votre vote que vous allez nous juger. Je vous laisse juger, en ayant la conscience tranquille pour avoir résisté aux pressions et aux chantages. L’Europe n’est pas la même après ce semestre difficile », a-t-il lancé lors de son message.

Démocrate responsable pour certains, populiste acharné pour d’autres, le Premier ministre Alexis Tsipras fut contraint de prendre cette décision après avoir perdu sa majorité parlementaire le 14 août 2015 lors d’un vote au Parlement sur le nouveau plan de sauvetage du pays par l’Europe. Une quarantaine de députés Syriza n’a pas suivi Alexis Tsipras, réduisant sa majorité parlementaire à 119 sur 300. Alexis Tsipras devait jeter les gants et la Grèce s’est donc pliée devant les exigences des créanciers !

Julien K.

Paris (France)

Pour la Rédaction (avec Agence)

(21/08/2015)

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