Séjour parisien d’Idriss Deby : cascade d’échecs.

Posté le 13 juin 2013 - 8:31 Par La Rédaction
Le séjour en France du président tchadien de la semaine passée pour les besoins de la cérémonie de remise du « Prix Félix Houphouët Boigny pour la recherche de la Paix » au président français François Hollande par l’Unesco n’a pas exactement été un succès pour Idriss Deby. Au contraire, ce fut un fiasco à divers plans. Confronté à la déjà stressante difficulté de résoudre ses problèmes domestiques, il avait espéré voler la vedette à François Hollande, compte tenu de son engagement militaire contre les terroristes au Mali. Las ! Analyse.

Séjour parisien d’Idriss Deby : cascade d’échecs.

A part cette auto proclamation toute diplomatique de Michel Roussin, vice-président du MEDEF d’ambassadeur du Tchad auprès des investisseurs français, à la sortie d’une rencontre de ce denier avec Idriss Deby, il n’y a réellement eu de concret pour le Sultan Président qui avait trop vite pensé qu’il allait être accueilli en héros dans la capitale française.
L’annonce d’une visite prochaine d’entrepreneurs français à N’Djamena ne signifiant nullement qu’ils seraient décidés d’investir dans un pays où la mauvaise gouvernance économique et la corruption sont des règles immuables. D’ailleurs Michel Roussin a bien laissé entendre dans ses propos qu’il allait  « entreprendre de convaincre les opérateurs français ».
 Malgré son pétrole, dont la gestion des recettes a fait l’objet de critiques acerbes de la Banque Mondiale il y a deux ans, le Tchad reste mal classé – pour ne pas dire plus – par le PNUD : 184ème sur 186 pays pour son IDH (indice de développement humain).
Normalement, les gisements pétroliers de Mangara et de Mandila devraient produire 45.000 barils par jour et celui de Ronier à 40.000 barils. Ce qui, selon les experts, devrait logiquement permettre au Tchad de bénéficier d’un accroissement significatif d’ici 2015. Malheureusement les anciens gisements sont en déclin. La société Exxon, par exemple, n’affiche plus que la moitié de sa production de 2003 ! Des compagnies américaines, canadiennes, Malaisiennes et même chinoises ont évolué au Tchad, mais pas une seule compagnie française.
Total avait bien été là, mais elle est partie en 2000. Interrogé sur ce départ, Idriss Deby avait, il y a deux mois,  répliqué par une boutade : « Il faut demander à Total ! ».
 
Présence insipide
 
C’est entré dans l’Histoire : Le président français François Hollande a donc été honoré le mercredi 5 juin 2013 du Prix de l’Unesco pour la Paix, en raison de son action militaire en faveur de la stabilité au Mali. Sept chefs d’Etats africains étaient présents pour la circonstance au siège de l’Unesco à Paris, à savoir le Tchadien Idriss Deby, le Malien Dioncounda Traoré, l’Ivoirien Alassane Ouattara, le Burkinabé Blaise Compaoré, le Béninois Yayi Boni, le Gabonais Ali Bongo et le Mauritanien Mohammed Ould Abdel Aziz.
Avant ce rendez-vous, le président français avait en tout cas invité ses hôtes à l’Elysée pour un déjeuner de travail axé sur la question de la sécurité en Afrique, qui fera l’objet d’un sommet programmé à Paris les 6 et 7 décembre prochains.
Lors de la cérémonie proprement dite, contrairement à ses secrètes attentes, le président tchadien avait carrément été ignoré par son homologue français. Seul pays africain à s’être engagé aux côtés des forces françaises une semaine après le déclenchement de l’opération Serval, le Tchad estime à raison avoir joué un rôle majeur dans la lutte contre les djihadistes dans le Nord du Mali. Et Idriss Deby avait espéré obtenir, à tout le moins, une mention particulière de la part de François Hollande, puisque cette récompense pour la paix octroyée à ce dernier entre indubitablement dans le cadre strict de l’intervention au Mali.
Cet oubli flagrant du Tchad et de son président dans la perception globale de cette opération militaire a bien évidemment énervé les partisans zélés du président tchadien, composant la suite de la délégation tchadienne.
Certes, le protocole avait placé Idriss Deby  à la droite de François Hollande, mais  lors du discours du président socialiste, celui-ci n’a même pas cru devoir saluer – ou même seulement évoquer -   l’implication militaire du Tchad. Il est vrai que lors de ses précédentes interventions en public, le président français s’était de temps en temps complu à louer les efforts des forces armées tchadiennes au Mali,  mais Idriss et ses partisans avaient pensé tout de même, que l’engagement total et déterminant allait davantage être honoré à l’occasion de cette cérémonie. Pire, et absolument frustrant, – pour le locataire du Palais Rose et le MPS – François Hollande, dans son discours, n’a pas une seule fois cité, ni « le président Tchadien », ni «  Idriss Deby ». Alors que cette même allocution avait mentionné les noms de quelques chefs d’Etats tels Thomas Yayi Boni, Alassane Ouattara, et même le président nigérien Issoufou qui, lui, n’était même pas  présent à la cérémonie !
Un tel geste est loin d’être un simple oubli, ou une maladroite omission. Cela avait été fait sciemment. Surtout que des dizaines de soldats tchadiens avaient péri au cours de ce déploiement au Nord du Mali qui, tout compte fait, n’aura coûté la vie qu’à trois soldats français. Et cela, François Hollande ne l’a pas oublié, lui qui avait systématiquement honoré personnellement les légionnaires français tombés au Mali.
Son geste est significatif à plus d’un titre. Il tient certainement à ne pas – ou plus – endosser les dérives et folies dictatoriales menées ces derniers temps par son homologue tchadien. Il s’agit donc d’un message fort adressé publiquement à Idriss Deby. Comme quoi sa présence à côté de François Hollande ne devait signifier rien du tout : pas de saveur et pas de goût.
D’ailleurs, en fin du mois de mai, lors d’un entretien exclusif à RFI, France 24 et TV5, le chef de l’Etat français avait mis les points sur les i quand il a été question de l’évocation de  la situation des droits de l’homme au Tchad, en particulier au regard de toutes les dérives judiciaires ayant constitué la suite de la pseudo conspiration constituées par une incoercible vague d’arrestations de journalistes et d’élus. « Le Tchad » avait répondu clairement M. Hollande, « a payé un lourd tribut à la libération du Mali de l’emprise terroriste, et je ne l’oublierai pas. En même temps, j’ai des principes, et quand un opposant ou quand un ministre se voit mis en cause, y compris pour sa propre liberté, je le dis. Il n’y a pas de dérogation, il n’y a pas d’indulgence (…). Donc les droits de l’homme ne sont pas à éclipse. Ils sont toujours la position intangible de la France et je l’ai dit au président Deby » 
 
A quand des gestes encore plus  forts ?
 
A travers cette posture franche et directe, François Hollande avait fait savoir qu’il ne se sent pas l’obligé d’Idriss Deby. Cependant, il est difficile d’oser penser que la France mettra un terme à son soutien au régime de N’Djamena. C’est ainsi que les Tchadiens  attendent  d’autres gestes de la part de François Hollande, des gestes plus forts et plus palpables.
Car au-delà du contexte actuel, ils oublieront difficilement le rôle décisif joué par des milliers de soldats français ayant contribué à faire échec aux tentatives de renversement du régime MPS par l’opposition politico-militaire en 2006 et  2008, du temps de Nicolas Sarkozy. La France avait résolument défendu et sauvé le soldat Deby. En tout cas le général Benoit Puga qui avait élaboré la contre-offensive contre des rebelles tchadiens en février 2008 à N’Djamena demeure jusqu’à ce jour chef d’état-major particulier du président français !
Reste à connaitre la position du nouvel ambassadeur de France au Tchad, Mme Evelyne Decorps, dans la mesure où son patron direct, le directeur des affaires africaines au Quai d’Orsay, Jean-Christophe Belliard donne l’impression d’éprouver de l’estime (sic !) pour  Idriss Deby.
On peut donc comprendre que c’est dans les méandres des accords de coopération militaire Franco-tchadien que le despote tchadien réussit à  « coincer » la France. La preuve, c’est le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian en personne qui avait fait l’éloge des forces tchadiennes (FATIM), en fin avril dernier.
Au moment où le Conseil de Sécurité des Nations-Unies adoptait la mise en place de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) –  des casques bleus-  qui remplacera à partir du mois juillet prochain les forces françaises au Mali il avait qualifié l’armée tchadienne de « force structurée et bien organisée ». Souhaitant par ce fait l’intégration des forces tchadiennes au sein de la MINUSMA, le ministre français de la Défense était allé jusqu’à soutenir le « caprice » d’Idriss Deby de placer un Tchadien à la tête de celle-ci.
Ce qui s’est avéré loin d’être le goût de New York car le choix fut porté sur le général Rwandais Jean Bosco Kazura. A un mois du déploiement des éléments de la MINUSMA, soit quelques 12.000 casques bleus dont la moitié est constituée de soldats africains du continent, le chef des Opérations de Maintien de la Paix de l’ONU, Hervé Ladsous se trouve confronté à quelques difficultés. Puisque pour devenir casques bleus, il faut au préalable se conformer aux critères de l’ONU qui condamne l’enrôlement des enfants-soldats. Concrètement, le problème touche l’armée tchadienne.
A cause d’enrôlement des enfants soldats, les FATIM sont dans le collimateur de l’ONU. « La question des enfants soldats doit être réglée, une bonne fois pour toute » a avancé Hervé Ladsous qui a informé la mission de la Représentante Spéciale du Secrétaire général des Nations-Unies pour les enfants et les conflits armées auprès du président tchadien. Certainement, Idriss Deby accepta, mais l’ONU réclamera un processus minutieux de vérification des effectifs de l’armée tchadienne avant leur intégration dans la MINUSMA. Voilà la principale raison – sans évoquer l’incapacité politique et stratégique de la hiérarchie militaire des FATIM – ayant empêché l’accession d’un général Tchadien au commandement de la MINUSMA !
D’autant plus que des experts onusiens sont informés des défaillances lors de la mission des FATIM au Mali. D’abord ils avaient relevé que la majorité des engagés ont été pour la plupart recrutés sur le tas, de plus ils étaient frappés de la tare de n’avoir acquis aucune formation militaire. En tout cas le népotisme surdimensionné d’Idriss Deby l’avait poussé à  désigner son propre fils adoptif, âgé seulement de 29 ans, mais déjà général de division Mahamat Idriss Deby Itno comme Commandant adjoint de la Mission.
La première et gravissime erreur tactique de ce général « fils à papa » fut l’embuscade ayant tué une trentaine de soldats tchadiens des les premiers jours de l’opération Serval. Enfin, la grande cérémonie du retour des éléments au Tchad a été détournée en faveur des proches du président,  et surtout bien évidemment de son fils.
Ce jour, le président intérimaire malien, Dioncounda Traoré présent à N’Djamena avait remercié le peuple tchadien tout entier. Et au nom du peuple malien, il a décerné « la Médaille de la Croix » de Mali à l’ensemble des membres des FATIM, ceux en vie et tombés sur le champ d’honneur. Cette Médaille avait été remise au « général » Mahamat Idriss, Commandant Adjoint de la Mission alors que son chef hiérarchique, le général Oumar Bikimo était présent !
 
Un camouflet !
 
Il n’en demeure pas moins qu’au milieu de la guerre de François Hollande au Mali, une grosse pomme de discorde demeure placée entre les présidents Idriss Deby et François Hollande, mais par presse interposée. Il s’agit de la disparition du fameux chef djihadiste Mokhtar Belmokhtar.  
Dès la première semaine du mois d’avril dernier, le président tchadien avait annoncé en grande pompe, l’élimination par son armée des deux leaders djihadistes Abou Zahid et Mokhtar Belmokhtar. Si la mort d’Abou Zahid fut reconnue par la France, celle de Mocktar Belmokhtar ne l’est toujours pas. M. Deby avait diffusé deux photos gorgées de sang du djihadiste tué, mais l’opinion internationale exigeait des preuves plus convaincantes.
Les attaques terroristes sur Agadez et sur le site d’Areva à Arlit (Niger) ayant été revendiquées par Mokhtar Belmoktar,  M. Hollande en a profité pour émettre de nouveau se doutes à propos de la disparition de ce djihadiste dans le cadre de son récent entretien avec les médias Rfi, TV5 et France 24 : « C’est le président Deby qui avait fait la déclaration qu’Abou Zahid et Mokhtar Belmoktar avaient été tués dans les combats au nord du Mali. Nous avons demandé qu’il puisse y avoir confirmation y compris par des tests ADN. Nous avons eu cette confirmation pour Abou Zahid. Donc je peux dire qu’il est mort. Nous n’avons jamais eu la même confirmation pour Mokhtar Belmokhtar, dont on sait qu’il est aussi un des commanditaires de la prise d’otages en Algérie. Est-ce qu’il est lié encore au MUJAO ? Tout cela n’est pas établi ».
Malgré cela, Idriss Deby persiste. A Paris, interviewé par un journaliste du Figaro,  six jours après la sortie médiatique de son homologue français, le président tchadien affirme – encore – avoir réussi à décapiter Mokthar Belmoktar. Devant la persistance du journaliste, M. Deby n’a pas fait moins que de promettre d’envoyer à son interlocuteur les deux photos attestant de  la mort du djihadiste : « Dès notre retour à N’Djamena, je vous envoie les photos. La photo n’était pas bonne… Au moins, on voit son visage » Le corps n’a pas été présenté, « pour le respect de la religion musulmane » argumente t-il. Sans réussir à convaincre tout le monde.
Idriss Deby a aussi accordé une interview à un quotidien américain Wall Street  durant son dernier séjour parisien. Coïncidence ou hasard du calendrier, jeudi dernier, les Etats-Unis (USA) venaient de lancer une offre de 5 millions US à tout informateur permettant l’arrestation de ceux qui menacent les intérêts du pays. Mokhtar Belmokhtar fait partie des terroristes recherchés par les Américains, comme le sont aussi, Alik Abdou Abdelkarim de Boko Haram et Oumar Ould Hamahathe, porte-parole du MUJAO, le mouvement qui a revendiqué les dernières attaques terroristes au Niger avec, prétend-on, à la tête des opérations  Mokhtar Belmokhtar. Leurs photos seront placardées au Mali et dans les pays voisins, avec leur mise à prix.
En insistant sur Mokhtar Belmokhtar, les Américains ne croient pas non plus  à sa mort toujours brandie par le président tchadien. Ce qui semble évidemment constituer une offense à Idriss Deby. Le président tchadien n’a rien compris !
 
Mauvais augure
 
Mais au final, force est de reconnaitre que le dernier séjour du président tchadien dans la capitale française aura été celui de tous les mauvais tours. En pleine cérémonie de remise du Prix Houphouët-Boigny au président français, l’équipe du Petit Journal de Canal Plus a interrogé quelques invités à propos des critères de démocratie dans leurs pays respectifs, dont le ministre tchadien de la Culture, des Arts et de la Conservation du Patrimoine, Menwa Dayang Enoch. Questionné sur la dernière élection présidentielle au Tchad ainsi que le score du vainqueur, il n’a pas été en mesure de donner une réponse exacte. Se contentant de « il y a de cela deux ans … Il n’y avait pas eu de problèmes. C’est dans la transparence » et d’un score  de  «…  plus de 70 % ».
Pourtant, membre du gouvernement depuis août 2011, d’abord titulaire du département de la Formation professionnelle, des Arts et Métiers avant la dévolution du maroquin de la Culture, des Arts et de la Conservation du Patrimoine en mars dernier, Menwa Dayang Enoch aurait dû savoir que la présidentielle s’était tenue en avril 2011 avec un boycott total de l’opposition, et Idriss Deby avait gagné dès le 1er tour avec 88 %. Entre 70 et 88 %, il y a une grande différence, surtout pour un score présidentiel.
Après cette curieuse amnésie, le ministre Dayang Menwa Enoch interpella, quelques minutes plus tard le reporter de Canal Plus, lui exigea son identité, ses coordonnés puis un droit d’écoute préalable avant diffusion. Une exigence qui ne fait évidemment pas partie des pratiques journalistiques françaises. En retour, stupéfié le journaliste français demanda au ministre, si au Tchad l’interviewé écoute son interview avant sa diffusion. Réponse de Dayang Menwa Enoch d’un ton cassant : « Non. Il faut que j’écoute d’abord. Je veux ça ! » Une attitude grotesque et tout simplement indigne d’une haute personnalité participant à une cérémonie touchant sur la paix et les droits de l’homme. Peut-être que, reconnaissant son erreur sur le score présidentiel, le ministre tchadien craindrait l’éventualité d’une pluie de gifles de son « patron » !
Et dans la grande cour menant vers la sortie du siège de l’Unesco, 7 Place de Fontenoy, interrogé à son tour par le journaliste s’il espérait recevoir un jour le même prix de l’Unesco, Idriss Deby s’esquive. « Je n’ai pas du tout pensé à cette question… Je n’ai aucune réponse, aucune réponse ! »!
Créé en 1989 par l’Unesco, le Prix pour la recherche de la Paix porte le nom du premier président de Cote d’Ivoire et comporte 150.000 US. Avant  François Hollande, d’importantes personnalités du monde telles Nelson Mandela et Frederik De Kerki en 1991, puis  Yitzhak Rabin, Shimon Peres et Yasser Arafat en 1994, et par la suite l’organisation argentine « Les grands-mères de la Place de Mai » en 2010 ont été honorés par  ce Prix. Que ferait Deby dans cette  cour de Grands ?
 
La Rédaction
 

 

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6 Commentaires N'hésitez pas à rejoindre cette conversation.

  1. nganyanu mwara kennedy 13 juin 2013 à 8 h 51 min - Reply

    sait page ma vraiment impasioné

  2. Tchou Tchatacwou Tchouï 13 juin 2013 à 23 h 19 min - Reply

    Le peuple Français et le peuple Tchadien ont des liens séculaires et historiques. Les dirigeants Français de la droite comme de la gauche ne doivent pas normalement fermer les yeux sur les supplices dont subissent chaque jour le peuple martyr du Tchad sous la dictature la plus féroce du régime de Idriss Deby. Le peuple Tchadien demande à la France des valeurs démocratiques et humanistes de venir à son secours pour chasser le régime sanguinaire de Idriss Deby au Tchad.
    Le peuple valeureux du Tchad a assez souffert, vingt trois ans des dictature et de pillage de ses richesses.

    Écoutez les pleures de ce peuple et venez au secours de ce peuple ami et frère.

  3. HASSANE TOUKA 18 juin 2013 à 22 h 18 min - Reply

    DIRE QUE  » LES INVESTISSEURS FRANÇAIS NE VONT PAS INVESTIR  » COMPTE TENU DE LA MAUVAISE GESTION DU PAYS,JE CROIS QUE VOUS REFUSEZ OU ME-CONNAITRE LA NATURE DE LEUR INGÉRENCE DANS LES AFFAIRES DU PAYS.

  4. Ngarmane 19 juin 2013 à 19 h 34 min - Reply

    Il n’est pas étonnant de voir un partisan de la cour royale d’amdjares d’intervenir d’une façon aussi musclée que publicitaire. Les investisseurs français ont une vision mathématique de choses, investir dans un pays, revient à étudier un nombre important de paramètres parmi lesquels : La bonne gestion des biens publics. Je ne pense pas qu’avec cette intervention insensée que tu bénéficierais quelque chose avec le sultan de Dar Bilia.

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